La part artistique de l’habiter: perspectives contemporaines

Les 17, 18 et 19 novembre 2014 se déroulent, à Amiens, les journées d’étude La part artistique de l’habiter: perspectives contemporaines. Une réalisation conjointe des groupes de recherche Habiter le monde (Université de Picardie-Jules Verne) et L’art et le site (Université de Montréal), les journées accueilleront les performances et communications de 13 chercheurs et chercheuses, issu(e)s de 7 institutions différentes.

Activités de recherche Événements

Journée d’étude Trafics numériques

Le 11 avril 2014 se tient à l’Université de Montréal une journée d’étude intitulée Trafics numériques: (pour)suivre les images. Cette journée d’étude propose des communications et des discussions relatives à la multiplication et à la dissémination des images, et, plus précisément, aux façons de suivre leurs trajectoires dans le web. C’est donc de la vie publique, sociale, artistique et auratique des images numériques dont il sera question, de même que des réseaux qui se forment autour d’elles, des différents sites et situations où elles se (re)trouvent et des points où elles se fixent et parfois s’agglutinent. Nous réfléchirons également à ce que ces mouvements et ces parcours d’images peuvent révéler au sujet des représentations elles-mêmes, de leur contenu ou des référents auxquels elles sont attachées, tout aussi bien qu’à ce qu’ils peuvent révéler des lieux – des sites – où elles se (re)localisent.

Activités de recherche Événements

ACFAS 2013: Colloque « L’art, le citadin et le site: habiter l’espace à l’ère de l’image »

L’art, le citadin et le site : habiter l’espace à l’ère de l’image

Ce colloque s’est tenu à l’Université Laval le 9 mai 2013 dans le cadre du congrès de l’ACFAS 2013 et du colloque annuel du CÉLATLieux de passage et vivre ensemble.

Responsables

Guy MERCIER, Université Laval
Michaël LA CHANCE, UQAC
Suzanne PAQUET, Université de Montréal

Problématique et enjeux du colloque

Les artistes investissent de plus en plus nombreux les places publiques des villes, et ce, de diverses façons : au-delà des formes d’art public plus traditionnelles et pérennes toujours très présentes, les pratiques deviennent relationnelles, éphémères, furtives, in situ et réflexives. Les artistes exerçant ces types d’art urbain estiment qu’ils créent des liens, contribuant à former des collectifs ou des communautés, ce qui correspondrait à la revendication d’une fonctionnalité renouvelée de l’art, de son engagement social, démocratique et écologique. Dans les métropoles en restructuration, des collectifs d’artistes participent aux mouvements d’habitants qui contestent les projets des aménageurs. Il semble que les artistes contribuent ainsi à la reconnaissance du fait que l’habitant est porteur d’une opinion qu’il est nécessaire de prendre en compte dans l’élaboration du projet urbain et de la décision politique. L’art, s’intégrant à l’espace public urbain, l’actualisant ou l’activant, participe à la formulation de problèmes nouveaux.

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Le paysage entre art et politique

Depuis ces temps lointains où le jardin royal symbolisait le royaume jusqu’à l’actualité de l’image numérique qui, à force de se multiplier, substitue au monde son propre spectacle, les représentations paysagères, aussi artistiques soient-elles, ont toujours conservé un pouvoir mobilisateur qui leur confère une réelle valeur politique. C’est pourquoi le paysage a très tôt fait l’objet de conventions, que relaient désormais les normes édictées par le législateur, la bureaucratie et le marché. Cette puissance politique des représentations paysagères, qui n’est pas sans lien avec leur valeur artistique, n’est en rien diminuée depuis que le paysage, déjà accaparé par le savoir technique, a été élevé au rang d’objet scientifique. On peut même croire que s’est ainsi nouée une nouvelle alliance de l’art et de la politique.

Les textes de huit auteurs québécois et français réunis dans ce volume traitent diversement du paysage, des formes qu’il prend et qu’il a prises, des règles de sa composition et des raisons qui justifieraient sa conservation, sa mise en valeur, son enchantement. Il y est aussi question de ses usages et des fonctions qu’on lui a attribuées, non seulement à l’époque contemporaine, mais aussi dans le passé, proche ou plus lointain. Se pose de plus le problème du lien entre la réalité concrète du paysage, inscrite dans l’espace géographique et ses représentations, ancrées dans l’esprit humain.

Crédit photo ci-haut : Tom Bradnock.

PAQUET, Suzanne et Guy MERCIER (2013). Le paysage entre art et politique. Québec : Presses de l’Université Laval.

https://www.pulaval.com/produit/le-paysage-entre-art-et-politique

 

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Extrait :

Introduction par Suzanne Paquet et Guy Mercier, p.1-11.

Le paysage, entre art et politique
Forme et norme du spectacle du monde

Depuis ces temps lointains où le jardin royal symbolisait le royaume, jusqu’à l’actualité de l’image numérique qui, à force de se multiplier, substitue au monde son propre spectacle, les représentations paysagères, aussi artistiques soient-elles, ont toujours conservé un pouvoir mobilisateur qui leur confère une réelle valeur politique . C’est pourquoi le paysage a très tôt fait l’objet de conventions, que relaient désormais les normes édictées par le législateur, la bureaucratie et le marché . Et cette puissance politique des représentations paysagères, qui n’est pas sans lien avec leur valeur artistique, n’est en rien diminuée depuis que le paysage, déjà accaparé par le savoir technique, a été élevé au rang d’objet scientifique . On peut même croire que s’est ainsi nouée une nouvelle alliance de l’art et de la politique .

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