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Dare-dare – centre de diffusion d’art multidisciplinaire de Montréal

L’équipe de recherche suit de près les activités menées en collaboration avec le centre d’artistes Dare-dare, notamment en les documentant. Fondé en 1985, il s’agit d’un centre d’artistes autogéré qui soutient et valorise les pratiques émergentes. En 1996, son mandat se précise afin de privilégier de plus en plus les pratiques artistiques qui questionnent les lieux de diffusion de l’art. Le centre donne alors priorité aux projets hors les murs. Depuis 2004, ce centre a la particularité de s’infiltrer dans les espaces de la ville en se consacrant à la diffusion de diverses formes d’art public. Ce projet « d’articulation urbaine » nommé DIS/LOCATION permet au centre de s’insérer dans le quotidien urbain tout en migrant par l’investissement de différents espaces de la ville avec ses locaux mobiles. À chaque deux ou trois ans, ils se déplacent ainsi en s’arrimant dans un nouveau lieu fertile en interrogations sociales, politiques, historiques et/ou urbanistiques qui permet aux projets artistiques de les explorer. En investissant l’espace public de la sorte, les projets soutenus par le centre permettent souvent d’atteindre un public beaucoup plus élargi, en plus d’élargir les notions de lieux de l’art et d’art public.

 

Depuis 2015, Dare-dare est installé dans le triangle formé par les avenues Atwater, Greene et la rue Doré. Une enseigne lumineuse diffuse des projets d’écritures publiques auprès de la roulotte qui abrite les bureaux et le centre de documentation du centre. De 2012 à 2015, il occupait l’esplanade du métro St-Laurent dans le Quartier des spectacles. De 2009 à 2012, c’était le Parc Walter Stuart dans Centre-sud. Pour une période plus brève, de 2008 à 2009, la roulotte était installée dans le Square Cabot près de la station Atwater. De 2006 à 2008 au Parc sans nom dans l’arrondissement Plateau Mont-Royal, après avoir entamé le projet au Square Viger de 2004 à 2006. Une publication d’envergure accompagne le déménagement dans un nouveau lieu.

Pour plus de détails sur le mandat et la programmation du centre : http://www.dare-dare.org/

Image d’en-tête : Marc-Antoine K. Phaneuf, Moments magiques, 2012-2013, devant la roulotte Dare-dare installée sur l’esplanade du métro St-Laurent. Crédits : retis

Pour voir les projets de dare-dare photographiés et mis en ligne sur Flickr :

L’album dare-dare : https://www.flickr.com/photos/85264217@N04/albums/72157631522063136

Passeport dare-dare : https://www.flickr.com/photos/85264217@N04/albums/72157631541380815

Palazzo II par Dominique Pétrin : https://www.flickr.com/photos/85264217@N04/albums/72157631725381681

Ma intervalle par Martine Vial : https://www.flickr.com/photos/85264217@N04/albums/72157634897182833 et https://www.flickr.com/photos/85264217@N04/albums/72157640047248476

Maintenance/d’entretien par Kandis Friesen : https://www.flickr.com/photos/85264217@N04/albums/72157635017803808

Blogueurs en captivité : https://www.flickr.com/photos/85264217@N04/albums/72157647257049602

Les performances invisibles de Steve Giasson : https://www.flickr.com/photos/85264217@N04/albums/72157665462329692

 

 

Dare-Dare Non classé

Luminothérapie

Les activités hivernales Luminothérapie ont lieu depuis décembre 2010 au cœur du Quartier des spectacles.  Dès la première phase de développement de ce secteur du Centre-ville de Montréal, le Partenariat du Quartier des spectacles devient une partie de la réponse du plus grand chantier lancé par la Ville de Montréal afin de mettre en valeur l’appellation « ville UNESCO de design »[1]. Cette réponse du Partenariat du Quartier des spectacles passe avant tout par l’intermédiaire de projets visant la revitalisation du quartier, tout en soutenant sa vocation culturelle. Le plan de mise en lumière devient alors un incontournable : signature de la nouvelle image de marque du Quartier des spectacles, il intègre aussi l’animation culturelle de l’espace public. En décembre 2009, l’œuvre Champ de pixels témoigne de cette orientation du Partenariat du Quartier des spectacles et ouvre la porte à Luminothérapie qui aura lieu l’année suivante en ancrant chez les usagers de la Place des festivals un sentiment d’attente pour cet événement qui ponctuera à l’avenir les hivers montréalais. Les œuvres éphémères de Luminothérapie allient les médias technologiques et le design afin d’animer les espaces publics du Quartier des spectacles, tout en sculptant grâce à la lumière un paysage urbain qui devient écrin pour le spectacle et ses divertissements.

Luminothérapie Projets urbains
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Fin Novembre

Parvenu à sa troisième édition en 2013, Fin Novembre est un évènement organisé par L’Action Terroriste Socialement Acceptable (ATSA), qui a pour mandat de rapprocher les sans-abris du public par le bais d’activités interdisciplinaires, allant de l’installation artistique aux animations musicales, en passant par les actions bénévoles (gestion de dons de vêtements et offre gratuite de repas chauds). Fin Novembre remplace l’évènement de longue date État d’urgence (1999-2010), puisque la lourde logistique nécessaire pour l’organisation des activités d’envergure et l’interruption du financement fédéral ont obligé les fondateurs, Annie Roy et Pierre Allard, à éliminer un grand nombre de services offerts aux sans-abris lors des rencontres (dortoirs, massages, soins psychologiques, etc.). L’édition de 2011 porte sur l’importance de l’implication citoyenne, tandis que celle de 2012 insiste sur le 20ème anniversaire du parc Émilie-Gamelin où se tient à chaque année l’évènement. Cette édition cherche à mettre de l’avant une critique engagée de la conception de la place publique, notamment dans le cadre de La Soirée Rouge du 22 novembre 2012.

ATSA Projets urbains
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21 balançoires

21 balançoires est une installation interactive conçue par les artistes-designers Melissa Mongiat et Mouna Andraos en collaboration avec Luc-Alain Giraldeau, professeur de comportement animal à l’UQÀM, pour s’intégrer à l’espace de la Promenade des artistes, située dans le Quartier des spectacles (QDS). Le fonctionnement est simple : les passants activent les balançoires en s’y assoyant, ce qui déclenche des notes de musique, puis ils sont invités à collaborer avec les autres usagers afin de créer une mélodie. Entre le mobilier urbain et le jeu, 21 balançoires se présente désormais comme emblématique du QDS. Mise en place pour la première fois en mai 2011, l’installation remporte un grand succès auprès des Montréalais. L’expérience est alors répétée en 2012 et 2013. Plusieurs prix internationaux ont été décernés à Mouna Andraos et Melissa Mongiat pour leur création, dont le « best in show » aux Interaction Awards en janvier 2013.

Voir nos images des 21 balançoires sur Flickr.

Les balançoires en action : http://www.dailytouslesjours.com/project/21-balancoires/

Photographie de l’édition 2011 des 21 balançoires.

Projets urbains
Atsa (Action Terroriste Socialement Acceptable), La petite maison jaune, Fin Novembre 2012

ACFAS 2013 : L’art, le citadin et le site : habiter l’espace à l’ère de l’image

Ce colloque s’est tenu à l’Université Laval le 9 mai 2013 dans le cadre du congrès de l’ACFAS 2013 et du colloque annuel du CÉLATLieux de passage et vivre ensemble.

Responsables

Guy MERCIER, Université Laval
Michaël LA CHANCE, UQAC
Suzanne PAQUET, Université de Montréal

Problématique et enjeux du colloque

Les artistes investissent de plus en plus nombreux les places publiques des villes, et ce, de diverses façons : au-delà des formes d’art public plus traditionnelles et pérennes toujours très présentes, les pratiques deviennent relationnelles, éphémères, furtives, in situ et réflexives. Les artistes exerçant ces types d’art urbain estiment qu’ils créent des liens, contribuant à former des collectifs ou des communautés, ce qui correspondrait à la revendication d’une fonctionnalité renouvelée de l’art, de son engagement social, démocratique et écologique. Dans les métropoles en restructuration, des collectifs d’artistes participent aux mouvements d’habitants qui contestent les projets des aménageurs. Il semble que les artistes contribuent ainsi à la reconnaissance du fait que l’habitant est porteur d’une opinion qu’il est nécessaire de prendre en compte dans l’élaboration du projet urbain et de la décision politique. L’art, s’intégrant à l’espace public urbain, l’actualisant ou l’activant, participe à la formulation de problèmes nouveaux.

Activités de recherche
Genevière Massé, Passeport Dare-Dare 2012

Passeport Dare-Dare

Depuis 2012, le centre de diffusion d’art multidisciplinaire Dare-Dare tient une activité bénéfice annuelle qui prend la forme d’un parcours artistique dans le Quartier des spectacles. Les participants prennent part à cette levée de fonds hors du commun en se procurant le petit passeport vierge, numéroté et produit pour l’occasion, avec lequel ils recueillent les oeuvres-estampes de différents artistes installés dans différents lieux. En septembre 2012, quinze artistes occupent autant d’escales disperspées dans le quartier. Pour l’édition 2013, en plus des artistes installés dans les sept escales de la journée passeport du 25 mai, deux soirées de financement en plus de certaines soirées de vernissage ou de finissage étalées sur l’année permettent aux détenteurs de passeports de se procurer les estampes d’une douzaine d’artistes du volet Intervention dans l’espace public.

Les participants sont invités à parcourir différemment cet épicentre culturel de Montréal qu’est le Quartier des Spectacles en allant à la rencontre d’artistes dont la pratique interroge les relations de l’art aux sites.

Voir nos images de Passeport 2012 et 2013 sur Flickr.

En connaitre plus sur Passeport 2012 ou sur l’édition 2013.

Photographie de l’intervention-estampe de Geneviève Massé  sur le toit de La Maison du développement durable, tirée du compte Flickr Retis.

Dare-Dare Lieux de diffusion Projets urbains